Environnement

Les fermes laitières, comme celles produisant du lait de foin considèrent l’herbe comme une ressource, un aliment noble. Ils la mettent au centre de leurs préoccupations, entretenant ainsi les paysages, protégeant aussi l’environnement et la biodiversité.

Une alimentation des animaux qui préserve les ressources

La vache est un ruminant, naturellement capable de valoriser l’herbe, à la différence de l’Homme. L’herbe pâturée est un aliment de grande qualité pour les vaches, elles en mangent depuis la nuit des temps. L’herbe que l’on trouve dans les pâtures est riche en énergie, en protéines et en matière grasse. Cela répond à leurs besoins et leur permet d’être en bonne santé. C’est pourquoi les producteurs de lait de foin la récoltent aussi pour en faire un stock de bonne qualité, sous forme de foin, quand l’herbe ne pousse plus en hiver. Les vaches n’ont pas besoin d’avoir une alimentation à base de céréales, comme le maïs. Privilégier le lait de foin, c’est privilégier des modes d’élevage basés sur le respect du fonctionnement naturel des animaux, en laissant la consommation de céréales à celles et ceux qui en ont vraiment besoin : les cochons, les poules, … et les humains !

Préservation de la biodiversité

Les prairies naturelles qui servent à nourrir les vaches peuvent être pâturées ou fauchées pour en faire du foin. L’été, les agriculteurs laissent fleurir leurs parcelles pour qu’elles puissent alors se réensemencer naturellement. La floraison laisse la possibilité aux insectes de se nourrir de nectar et permet aussi aux différentes espèces d’herbe de se renouveler, d’années en années. C’est le respect des cycles des saisons, c’est le respect de la nature.

Gestion échelonnées des espaces

La fauche successive de petites surfaces d’herbe, les unes après les autres, permet aux petits animaux et aux insectes pollinisateur (abeille, bourdon, …) de toujours trouver un habitat convenable répondant à leurs besoins de nourriture ou de protection. Le cycle se poursuit ensuite: les prairies fauchées repoussent, celles qui étaient en cours de pousse sont fauchées : ainsi la biodiversité est préservée.

Protection contre la pollution de l’eau

La couverture des sols toute l’année par de l’herbe limite fortement l’érosion des sols, auxquels les terres cultivées sont très sensibles. L’herbe ralentit l’écoulement de l’eau à la surface et maintient une bonne porosité du sol. Les rivières sont préservées des pollutions dues à des épisodes de fort lessivage des sols agricoles. De cette autre manière, l’herbe préserve nos rivières, nos paysages et la terre nourricière pour nos enfants.

Faible empreinte carbone

L’utilisation durable des prairies entraîne une forte teneur en humus dans le sol. Il stocke énormément de CO2 dans le sol, qui autrement s’échapperait dans l’atmosphère terrestre et accélèrerait le changement climatique. De plus, les sols riches en humus emmagasinent plus d’eau et peuvent ainsi survivre à de plus longues périodes de sécheresse.